Musée de Cruzy - A.C.A.P

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Les pratiques funéraires du néolithique final

 

Le troisième millénaire avant notre ère est marqué par l'apparition de grandes sépultures collectives. Elles sont de deux types : les dolmens et les cavités (grottes et abri sous roches).

 

La plupart d'entre elles ont fait l'objet de fouilles anciennes ce qui nous prive d'une quantité importante d'informations tant sur le plan architectural, que culturel.

 

Contrairement aux idées reçues, les dolmens étaient extrêmement nombreux dans le midi de la France. Cependant beaucoup ont disparu, victimes de la nécessaire mise en culture des territoires méditerranéens ; c'est pourquoi la plupart de ceux que nous connaissons aujourd'hui sont situés sur les hauteurs ou dans des zones incultes.

 

On connaît sur notre commune, en l'état actuel des recherches, 7 dolmens et 1 grotte sépulcrale. Nos dolmens qui sont plus ou moins bien conservés, appartiennent vraisemblablement à la famille des dolmens simples du Saint-Chinianais.

 

Ce groupe, d'après les travaux de Paul Ambert et Jean Gatorze, s'étendrait sur une aire géographique allant de Cessenon au nord, à Bize au Sud.

 

 

La gestion des corps dans les sépultures collectives

* l'apport de l'anthropologie

 

Les travaux des anthropologues ont démontré que les sépultures collectives pouvaient accueillir un nombre plus ou moins important de défunts ; cela pouvait aller de quelques individus seulement à plusieurs dizaines voire plusieurs centaines.

 

En règle générale les corps étaient disposés en position fœtale. Les archéologues ont longtemps cru que ces tombeaux, utilisés sur de très longue période, pouvaient être utilisés par un village ou même plusieurs.

 

Mais depuis peu, grâce aux anthropologues on pense à la possibilité d'une utilisation exclusivement familiale. Conclusions liées aux problèmes de maladies génétiques.

 

Au cours du Néolithique, ces caveaux sont fréquemment réouverts pour laisser la place à de nouveaux arrivants. Cela implique une gestion rigoureuse de l'espace sépulcral, voire des réaménagements périodiques du contenu : homme et mobilier.

 

Ils sont réouverts à chaque nouveau décès pour que le disparu ne soit pas coupé de sa famille. On a également pu observer la pratique de vidange des caveaux ou de réduction de corps. Certains membres tels les crânes et les os longs étaient ainsi rangés dans des endroits précis réservés à cet effet.

 

Enfin, ces sépultures ont été dans la plupart des cas condamnées lors de leur dernière utilisation. Cependant, on peut parfois observer la persistance d'un culte des ancêtres puisqu'il n'est pas rare de découvrir devant l'entrée des monuments des offrandes d'époque plus récente qui attestent que les lieux ont conservés leur sacralité.